Aujourd'hui j'ai cinquante quatre ans....
15 janvier 1972:
J'ai treize ans.
J'habite à Poitiers et j'ai reçu l'autorisation de faire une "boum"!
Un souvenir, un seul: "La guerre du feu" de Rosny aîné m'a été offert en édition brochée par un garçon dont le nom de famille est Sapin. J'ai oublié son prénom....
La couverture du livre, sous la jaquette, est en tissu rouge.
Je suis joyeuse et pleine de vie!
15 janvier 1973:
J'habite à Mont-de-Marsan.
J'ai encore organisé une boum.
Je voulais passer par mon père pour obtenir une salle. Le Commandant ne me l'accordera que si je viens lui demander moi-même dans son bureau.
Ce que je fais.
J'ai un culot monstre et même pas peur!
Un souvenir?
Non.
Ma vie ne fait que commencer, j'ai des rêves et des envies plein la tête.
15 janvier 1977:
J'ai dix-huit ans.
La phrase la plus entendue ce jour-là c'est: "Tu es VRAIMENT majeure maintenant."
Oui.
En fait je suis majeure émancipée depuis quatorze mois.
Et mon fils a 9 mois.
Ce jour-là, il n'y a que lui et moi dans l'appart'.
15 janvier 1979:
J'ai vingt ans.
Aucune fête. Rien.
Mon mari est absent, encore, mes parents ont été mutés à Niort.
Je suis seule avec mon petit qui aura 3 ans trois mois plus tard.
Je suis triste. Seul mon fils parvient à me faire sourire.
Je vais m'offrir mon permis de conduire contre l'avis de mon mari!
15 janvier 1989:
J'ai trente ans.
J'habite à Creil.
Je me sens vieille et inutile.
J'ai trois enfants de 13, 8 et 4 ans.
Je suis désespérée. Ma vie n'a pas beaucoup d'intérêt en dehors des enfants.
Pourtant un projet commence à se faire jour...
15 janvier 1999:
J'ai quarante ans.
J'ai voulu des amis autour de moi pour fêter ces deux fois vingt ans.
Une fête énorme où les enfants m'offriront un concert avec leurs amis musiciens.
Mes amis me feront cadeau de leur présence, d'un tas de trucs rigolos, utiles, jolis... Et d'une chanson récrites juste pour moi.
Un souvenir: le livre d'or sous la forme d'une révision des 40 000 km que je conserve précieusement.
Mon projet a pris deux ans de réflexion, cinq ans d'études et une année pour voir concrètement le jour.
Je me sens jeune et pleine d'entrain.
J'ai trois enfants de 23, 18 et 14 ans.
Je suis divorcée.
Mais surtout je suis devenue professeur de français.
15 janvier 2009:
J'ai cinquante ans.
J'habite à Lille.
En dix ans j'ai vécu mille choses: je suis partie deux ans à Mayotte; j'ai vu une de mes filles faire un voyage en enfer; je suis revenue à Amiens; j'ai rencontré le Héros; j'ai déménagé à Montdidier (80); j'ai déménagé à Lille; je me suis mariée avec le Héros.
Tous mes enfants sont là.
J'ai un petit-fils de presque deux ans et un autre qui montrera le bout de son nez dans un peu plus d'un mois.
Je suis pleinement heureuse.
Aujourd'hui j'ai cinquante quatre ans.
J'habite à Nickelcity.
Ce matin il neige fort.
Je suis grand'mère de deux petits garçons de bientôt six et quatre ans.
Mon père est mort depuis trois ans.
Je me sens loin de tout le monde.
Mais j'ai cette chance d'avoir près de moi le Héros, toujours aussi tendre et attentionné qu'aux premiers jours.
Non! Mieux qu'aux premiers jours.
L'âge, le chiffre, n'a pas de sens pour moi.
C'est ce que je veux montrer avec ce retour en arrière et ces quelques souvenirs....
Ma vie est bien plus belle aujourd'hui que lorsque j'avais vingt ans.
Elle est plus gaie et plus satisfaisante que lorsque j'avais trente ans.
Je vieillis...
Oui....
Et c'est une très bonne nouvelle!
Affichage des articles dont le libellé est Souvenirs. Afficher tous les articles
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mardi 15 janvier 2013
mercredi 9 janvier 2013
Faire reculer le RCP....
Je profite de ce temps qui m'est gracieusement offert par l'équipe Dos/Cou/Hanches Bloqués et qui me permet de remplir ces lignes.
Il y a quelques jours, c'est un billet des Pitous qui a fait remonter à ma mémoire ce souvenir du tout début de ma carrière.
Fainéante au possible, je n'ai pas cherché dans mes archives pour savoir si je l'ai déjà raconté...
Je compte sur un lectorat renouvelé et/ou miséricordieux pour me pardonner cet éventuel doublon.
Cependant, le cas échéant, il faudra admettre que cette histoire restera dans les annales de ma carrière.
Premier poste, 1998.
Un petit collège de campagne en "Amiénie", pour reprendre les mots des Pitous, où j'arrive la même année que le nouveau principal.
A cause de sa manie de se frotter les mains comme s'il les lavait inconsciemment et perpétuellement, il reçut en un rien de temps le sobriquet de "Curé".
Or, Le Curé avait un problème que nous ne découvrîmes qu'au bout de quelques mois et grâce à cette anecdote.
A l'époque j'avais pour habitude de faire, une fois par semaine, quel que soit le niveau, un jour par semaine, le quart d'heure vocabulaire rare.
Il s'agissait d'enrichir la langue de mes petits Picards en leur fournissant des mots peu utilisés ou difficiles à placer dans la conversation.
Juste pour le plaisir.
Cette fois-là, je choisis de leur proposer des mots comme "noctambule".
A eux de faire une famille de mots.
Que je finis par enrichir avec un mot rare:
Nyctalope.
Evidemment, gros fou-rire!
J'explique, reprenant un slogan publicitaire pour une boisson non alcoolisée, que ce mot à la couleur de l'insulte, le goût de l'insulte mais que ce n'est pas une insulte.
J'ajoute que dans sa famille on trouve également "nycthémère".
Je donne évidemment sa définition.
Je te laisse imaginer la délectation des gnomes!
Puis je reviens à mon cours ordinaire.
Quelques semaines passent jusqu'à ce qu'un midi Le Curé me demande de venir le voir dans son bureau.
L'entretien qui suivra sera étonnant, pour le moins!
En effet, il me reproche d'avoir mis dans la bouche des élèves des mots grossiers; il est très déçu (et paternaliste); pensait pouvoir me faire confiance; comment un prof de lettres pouvait-il faire ça?
Je ne comprenais pas de quoi il parlait.
Jamais je ne dis un mot grossier en classe (je me lâche parfois chez moi!).
Alors j'insistais: de quels mots parlait-on?
Je trouvais un peu facile de dire des mots orduriers puis d'affirmer que c'était moi qui les leur avais appris!
Enfin, en se tordant les mains de douleur d'avoir à prononcer ce mot épouvantable il lâcha entre ses dents et de manière si inaudible que je dus lui faire répéter:
'Nyctalope"...............................................................
Ils lancent sans arrêt, dans la cour, nyctalopes!
Le même événement aujourd'hui me verrait partir dans un grand fou-rire moqueur!
Mais je commençais à enseigner et je parvins à me contrôler, difficilement certes, mais je ne ris pas!
Et je repris mon explication lexicale du mot et de sa famille.....................
Il n'y avait pas que les enfants de Picardie qui manquaient de vocabulaire!!
Et je ris encore quand je repense au discours qu'il fit en fin d'année pour nous remercier de nos efforts pour faire reculer le RCP! (Retard Culturel Picard).................................................................
Il y a quelques jours, c'est un billet des Pitous qui a fait remonter à ma mémoire ce souvenir du tout début de ma carrière.
Fainéante au possible, je n'ai pas cherché dans mes archives pour savoir si je l'ai déjà raconté...
Je compte sur un lectorat renouvelé et/ou miséricordieux pour me pardonner cet éventuel doublon.
Cependant, le cas échéant, il faudra admettre que cette histoire restera dans les annales de ma carrière.
Premier poste, 1998.
Un petit collège de campagne en "Amiénie", pour reprendre les mots des Pitous, où j'arrive la même année que le nouveau principal.
A cause de sa manie de se frotter les mains comme s'il les lavait inconsciemment et perpétuellement, il reçut en un rien de temps le sobriquet de "Curé".
Or, Le Curé avait un problème que nous ne découvrîmes qu'au bout de quelques mois et grâce à cette anecdote.
A l'époque j'avais pour habitude de faire, une fois par semaine, quel que soit le niveau, un jour par semaine, le quart d'heure vocabulaire rare.
Il s'agissait d'enrichir la langue de mes petits Picards en leur fournissant des mots peu utilisés ou difficiles à placer dans la conversation.
Juste pour le plaisir.
Cette fois-là, je choisis de leur proposer des mots comme "noctambule".
A eux de faire une famille de mots.
Que je finis par enrichir avec un mot rare:
Nyctalope.
Evidemment, gros fou-rire!
J'explique, reprenant un slogan publicitaire pour une boisson non alcoolisée, que ce mot à la couleur de l'insulte, le goût de l'insulte mais que ce n'est pas une insulte.
J'ajoute que dans sa famille on trouve également "nycthémère".
Je donne évidemment sa définition.
Je te laisse imaginer la délectation des gnomes!
Puis je reviens à mon cours ordinaire.
Quelques semaines passent jusqu'à ce qu'un midi Le Curé me demande de venir le voir dans son bureau.
L'entretien qui suivra sera étonnant, pour le moins!
En effet, il me reproche d'avoir mis dans la bouche des élèves des mots grossiers; il est très déçu (et paternaliste); pensait pouvoir me faire confiance; comment un prof de lettres pouvait-il faire ça?
Je ne comprenais pas de quoi il parlait.
Jamais je ne dis un mot grossier en classe (je me lâche parfois chez moi!).
Alors j'insistais: de quels mots parlait-on?
Je trouvais un peu facile de dire des mots orduriers puis d'affirmer que c'était moi qui les leur avais appris!
Enfin, en se tordant les mains de douleur d'avoir à prononcer ce mot épouvantable il lâcha entre ses dents et de manière si inaudible que je dus lui faire répéter:
'Nyctalope"...............................................................
Ils lancent sans arrêt, dans la cour, nyctalopes!
Le même événement aujourd'hui me verrait partir dans un grand fou-rire moqueur!
Mais je commençais à enseigner et je parvins à me contrôler, difficilement certes, mais je ne ris pas!
Et je repris mon explication lexicale du mot et de sa famille.....................
Il n'y avait pas que les enfants de Picardie qui manquaient de vocabulaire!!
Et je ris encore quand je repense au discours qu'il fit en fin d'année pour nous remercier de nos efforts pour faire reculer le RCP! (Retard Culturel Picard).................................................................
dimanche 16 décembre 2012
Nous saluerions-nous?
S'il est une chose étrange et terriblement subjective, c'est bien le temps qui passe et comment il passe.
C'est bien connu que le temps passe plus vite pour celui qui va à un rendez-vous tandis qu'il traîne en longueur pour celui qui attend que son rendez-vous arrive.
Tu le sais forcément, lecteur-trice: si tu attends le résultat d'un examen, d'une décision etc, le temps te semble looooong!
Cependant, la remarque qui introduit ce billet n'est pas tout à fait sur ce plan-là.
Et ce billet ne comporte ni tristesse ni regrets.
Juste un constat et une surprise -encore une!
Quand je me regarde dans un miroir - et je parle bien de me REGARDER, car lorsque je me maquille, je ne me regarde que partiellement: un oeil, puis l'autre; un sourcil et l'autre; la bouche... L'ensemble est VU, pas forcément regardé - donc, quand je me regarde vraiment, je suis toujours étonnée de rencontrer une dame dont je dirais, si je la rencontrais dans la rue, qu'elle est d'âge mûr.
Pourtant, sans le miroir, seulement en pensée - en tête-à-tête avec mes pensées si tu vois ce que je veux dire- je ne me pense pas comme étant cette femme-là.
Je ne pense pas à toutes ces années qui pèsent sur ma bouche, le coin de mes yeux ou mon cou.
Oh! je ne me pense pas dans la vingtaine, non! mais pas non plus dans la cinquantaine.
Et que les choses soient claires: vieillir ne m'embête pas du tout! Les marques de l'âge ne me terrifient pas non plus.
Grande optimiste, je pense que si le temps a eu le temps de griffer mon visage et mon corps, c'est bon signe: c'est que je suis encore vivante!
Or les événements de mon passé me font dire que ça n'était pas prévu.
Bref!
Dans ma tête je me vois et me sens beaucoup plus jeune que je ne suis dans le miroir.
Et pour les autres qu'en est-il?
Ma vie faite de déménagements et de départs multiples, ma négligence peut-être aussi n'ont pas favorisé les liens durables.
Je revois de temps en temps l'un(e) ou l'autre et je constate qu'elle/il vieillit tranquillement.
Mais ceux-là, je les ai connus adultes déjà.
Un jour cependant, dans l'espace virtuel qui est devenu le nôtre, un nom me renvoie trente ans... Trente cinq ans.... Non! Quarante ans en arrière!
Très vite un grand fou-rire partagé a envahi l'espace entre nos claviers.
La question était: "M'aurais-tu reconnu(e)?"
Evidemment non!
Et j'en reviens à ma réflexion première: le temps ne passe pas de manière normal pour tout le monde.
Moi, tu me connais, je n'ai pas changé, ou si peu.... dans ma tête!
Mais toi, quarante ans après... Ben évidemment, tu as pris le temps de vieillir.
Or je t'avais figé dans tes quinze ans!
Comment ça tu as profité de ce temps pour devenir un autre?
Et quoi? Tu trouves aussi que je ne suis plus celle qui avait quatorze ans?
Comme c'est étonnant!
Toi aussi tu ne pouvais me penser que toute fraîche de mes quatorze ans!
Comme c'est cruel aussi: tu avais quinze ans encore hier et d'un seul coup ton visage a pris quarante ans de plus!
Non, je ne suis pas décérébrée! Je sais bien que les gens vieillissent, qu'on soit près d'eux ou pas!
Je ressens la même chose qu'à mon retour de Mayotte.
Pendant mes deux années d'absence, la vie, la ville, les gens, avaient continué leur chemin.
Sans moi.
Je le savais, mais il était impossible de les penser, de loin, dans leur évolution.
De ces trois années poitevines, il me reste quelques prénoms et des visages lisses d'adolescents.
Claude qui fut mon guide pour découvrir la ville où j'arrivais; Sylvain qui était aussi dans ma classe en 5ème; Larry que j'ai revu une fois quand mon fils avait un an; Odile et ses cheveux si blonds et si fins; Christine qui apprenait la guitare et qui m'expliquait qu'elle avait de beaux genoux; Pierre le prêtre aux chaussettes rouges et Patrick...
Qu'êtes-vous devenus?
Quelle est votre vie aujourd'hui?
Et si, nous promenant dans la même ville, nous nous croisions, nous saluerions-nous?
* Hé! Toi dont je parle et qui te reconnais, puisqu'il te reste une main, tu peux commenter, ça me ferait rudement plaisir!
C'est bien connu que le temps passe plus vite pour celui qui va à un rendez-vous tandis qu'il traîne en longueur pour celui qui attend que son rendez-vous arrive.
Tu le sais forcément, lecteur-trice: si tu attends le résultat d'un examen, d'une décision etc, le temps te semble looooong!
Cependant, la remarque qui introduit ce billet n'est pas tout à fait sur ce plan-là.
Et ce billet ne comporte ni tristesse ni regrets.
Juste un constat et une surprise -encore une!
Quand je me regarde dans un miroir - et je parle bien de me REGARDER, car lorsque je me maquille, je ne me regarde que partiellement: un oeil, puis l'autre; un sourcil et l'autre; la bouche... L'ensemble est VU, pas forcément regardé - donc, quand je me regarde vraiment, je suis toujours étonnée de rencontrer une dame dont je dirais, si je la rencontrais dans la rue, qu'elle est d'âge mûr.
Pourtant, sans le miroir, seulement en pensée - en tête-à-tête avec mes pensées si tu vois ce que je veux dire- je ne me pense pas comme étant cette femme-là.
Je ne pense pas à toutes ces années qui pèsent sur ma bouche, le coin de mes yeux ou mon cou.
Oh! je ne me pense pas dans la vingtaine, non! mais pas non plus dans la cinquantaine.
Et que les choses soient claires: vieillir ne m'embête pas du tout! Les marques de l'âge ne me terrifient pas non plus.
Grande optimiste, je pense que si le temps a eu le temps de griffer mon visage et mon corps, c'est bon signe: c'est que je suis encore vivante!
Or les événements de mon passé me font dire que ça n'était pas prévu.
Bref!
Dans ma tête je me vois et me sens beaucoup plus jeune que je ne suis dans le miroir.
Et pour les autres qu'en est-il?
Ma vie faite de déménagements et de départs multiples, ma négligence peut-être aussi n'ont pas favorisé les liens durables.
Je revois de temps en temps l'un(e) ou l'autre et je constate qu'elle/il vieillit tranquillement.
Mais ceux-là, je les ai connus adultes déjà.
Un jour cependant, dans l'espace virtuel qui est devenu le nôtre, un nom me renvoie trente ans... Trente cinq ans.... Non! Quarante ans en arrière!
Très vite un grand fou-rire partagé a envahi l'espace entre nos claviers.
La question était: "M'aurais-tu reconnu(e)?"
Evidemment non!
Et j'en reviens à ma réflexion première: le temps ne passe pas de manière normal pour tout le monde.
Moi, tu me connais, je n'ai pas changé, ou si peu.... dans ma tête!
Mais toi, quarante ans après... Ben évidemment, tu as pris le temps de vieillir.
Or je t'avais figé dans tes quinze ans!
Comment ça tu as profité de ce temps pour devenir un autre?
Et quoi? Tu trouves aussi que je ne suis plus celle qui avait quatorze ans?
Comme c'est étonnant!
Toi aussi tu ne pouvais me penser que toute fraîche de mes quatorze ans!
Comme c'est cruel aussi: tu avais quinze ans encore hier et d'un seul coup ton visage a pris quarante ans de plus!
Non, je ne suis pas décérébrée! Je sais bien que les gens vieillissent, qu'on soit près d'eux ou pas!
Je ressens la même chose qu'à mon retour de Mayotte.
Pendant mes deux années d'absence, la vie, la ville, les gens, avaient continué leur chemin.
Sans moi.
Je le savais, mais il était impossible de les penser, de loin, dans leur évolution.
De ces trois années poitevines, il me reste quelques prénoms et des visages lisses d'adolescents.
Claude qui fut mon guide pour découvrir la ville où j'arrivais; Sylvain qui était aussi dans ma classe en 5ème; Larry que j'ai revu une fois quand mon fils avait un an; Odile et ses cheveux si blonds et si fins; Christine qui apprenait la guitare et qui m'expliquait qu'elle avait de beaux genoux; Pierre le prêtre aux chaussettes rouges et Patrick...
Qu'êtes-vous devenus?
Quelle est votre vie aujourd'hui?
Et si, nous promenant dans la même ville, nous nous croisions, nous saluerions-nous?
* Hé! Toi dont je parle et qui te reconnais, puisqu'il te reste une main, tu peux commenter, ça me ferait rudement plaisir!
samedi 25 août 2012
La reine du film noir (1)
Quand j'étais petite, j'étais plutôt du genre sans peur (mais pas sans reproche!!)
Ma soeur aînée et mon frère avaient peur des chiens, pas moi, par exemple.
Je n'avais pas peur de l'orage, pas peur de partir en bateau avec mon père et les ostréïculteurs etc...
Les années passant, je ne sais pas ce qui s'est produit, ni à quel moment cela a eu lieu, mais j'ai commencé à avoir peur de tout et de plus en plus.
Maintenant, c'est pire que tout.
En fait, je n'ai pas forcément peur de quelque chose de réel, c'est plutôt un truc qui ne se produit pas, mais que j'attends et qui me flanque la trouille de ma vie.
Pour être plus claire, je suis du genre à m'inventer un scénario noir et catastrophique que même le meilleur scénariste de film d'épouvante n'imaginerait pas.
Pour illustrer mon propos, et te permettre au passage de te payer ma tête, je vais te donner deux exemples, vrais évidemment, qui ont eu lieu à de très longues années d'intervalle.
Pour ne pas alourdir ce billet, je ferai le second récit dans un autre billet, demain, sans doute.
Je n'avais pas trente ans et j'étais encore dans ma première vie.
J'étais la maman de trois enfants qui avaient à peu près 3 ans, 7ans et 12 ans.
J'habitais un duplex qui occupait le 3ème et le 4ème étage de l'immeuble et l'épisode que je vais narrer se situe à l'étage supérieur constitué d'un palier carré sur lequel s'ouvraient en vis-à-vis, à droite la chambre des filles et la chambre des parents, à gauche la chambre de mon fils et la salle de bains.
Cette salle de bains, et c'est important dans mon récit, était grande, comportait deux fenêtres mais pour y entrer il y avait comme un petit couloir, une sorte de sas de moins d'un mètre.
Tu visualises?
C'était l'été.
Je ne sais plus pourquoi la plus grande des filles n'était pas avec moi.
Mon fils venait de partir en colo.
Leur père était détaché dans un patelin de bord de mer.
J'étais donc seule avec ma petite dernière dans ce grand appartement.
Il fait nuit. Il est très tard.
Ma titounette a choisi de dormir dans le lit de son frère adoré.
Allongée, un livre à la main, je perçois un drôle de bruit qui vient d'en face, de la salle de bains.
C'est sans doute le robinet de la baignoire qui goutte et qui frôle à chaque fois la chaînette du bouchon de la bonde.
(Admire avec quel luxe de détails mon esprit fonctionne à 1 ou 2 heures du matin!)
Le bruit continue et presque malgré moi je commence à l'écouter plus attentivement.
Si c'était le robinet qui gouttait, le bruit serait régulier.
Or, ce n'est pas le cas.
Tchik...tchik... tchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....
Dans l'après-midi j'ai laissé une des fenêtres ouvertes.
Oui, c'est ça!
Un oiseau s'est introduit dans la pièce et maintenant, désorienté par la nuit, il sautille sur le sol plastifié...
(Que cet oiseau ait été invisible au moment du bain de la petite ou de ma douche, ça ne m'effleure pas une seconde!)
Tchik...tchik... tchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....
Ça se renforce, ça s'amplifie!
Mon coeur bondit de plus en plus fort dans ma poitrine.
Mon esprit tourne à plein régime.
Ce n'est pas un oiseau, non, ça fait trop de bruit!
C'est un renard!
Oui, j'en suis sûre!
Un renard est entré chez moi ( viens pas me demander comment il est arrivé au 4ème étage, ni par où il est passé, hein! parce que là, je ne me pose même pas la question!)
La peur est trop forte!
Cette bestiole va aller dans la chambre où dort la petite et la mordre.
Je dois faire quelque chose!
Alors je me lève, genoux mous.
Mon coeur bat si fort que le fin coton de ma chemise se soulève au rythme des coups brutaux qui agitent ma poitrine.
Il va falloir passer le sas... la bestiole risque, en me voyant, de s'affoler et de devenir plus dangereuse sous l'effet de la peur.
Je dois donc, avant, mettre ma fille en sécurité.
Pieds nus, jambes flageolantes, je traverse le plus silencieusement possible le palier laissé volontairement dans le noir.
J'ai peur.
Mon coeur tape jusque dans ma tête.
Je ne respire que par à-coups...
Tchik...tchik...
Le bruit s'est arrêté.
La bête s'apprête à bondir, c'est sûr!
Au moment où je pose ma main sur la poignée de la porte tchiktchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....!
Mes genoux ont lâché, mon coeur a explosé dans ma tête......................
Je respire à nouveau normalement, là, assise parterre, devant la porte de la petite.
La petite qui suce son pouce avec ardeur...
Tchik...tchik... tchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....
Je suis la reine du film noir!
Ma soeur aînée et mon frère avaient peur des chiens, pas moi, par exemple.
Je n'avais pas peur de l'orage, pas peur de partir en bateau avec mon père et les ostréïculteurs etc...
Les années passant, je ne sais pas ce qui s'est produit, ni à quel moment cela a eu lieu, mais j'ai commencé à avoir peur de tout et de plus en plus.
Maintenant, c'est pire que tout.
En fait, je n'ai pas forcément peur de quelque chose de réel, c'est plutôt un truc qui ne se produit pas, mais que j'attends et qui me flanque la trouille de ma vie.
Pour être plus claire, je suis du genre à m'inventer un scénario noir et catastrophique que même le meilleur scénariste de film d'épouvante n'imaginerait pas.
Pour illustrer mon propos, et te permettre au passage de te payer ma tête, je vais te donner deux exemples, vrais évidemment, qui ont eu lieu à de très longues années d'intervalle.
Pour ne pas alourdir ce billet, je ferai le second récit dans un autre billet, demain, sans doute.
Je n'avais pas trente ans et j'étais encore dans ma première vie.
J'étais la maman de trois enfants qui avaient à peu près 3 ans, 7ans et 12 ans.
J'habitais un duplex qui occupait le 3ème et le 4ème étage de l'immeuble et l'épisode que je vais narrer se situe à l'étage supérieur constitué d'un palier carré sur lequel s'ouvraient en vis-à-vis, à droite la chambre des filles et la chambre des parents, à gauche la chambre de mon fils et la salle de bains.
Cette salle de bains, et c'est important dans mon récit, était grande, comportait deux fenêtres mais pour y entrer il y avait comme un petit couloir, une sorte de sas de moins d'un mètre.
Tu visualises?
C'était l'été.
Je ne sais plus pourquoi la plus grande des filles n'était pas avec moi.
Mon fils venait de partir en colo.
Leur père était détaché dans un patelin de bord de mer.
J'étais donc seule avec ma petite dernière dans ce grand appartement.
Il fait nuit. Il est très tard.
Ma titounette a choisi de dormir dans le lit de son frère adoré.
Allongée, un livre à la main, je perçois un drôle de bruit qui vient d'en face, de la salle de bains.
C'est sans doute le robinet de la baignoire qui goutte et qui frôle à chaque fois la chaînette du bouchon de la bonde.
(Admire avec quel luxe de détails mon esprit fonctionne à 1 ou 2 heures du matin!)
Le bruit continue et presque malgré moi je commence à l'écouter plus attentivement.
Si c'était le robinet qui gouttait, le bruit serait régulier.
Or, ce n'est pas le cas.
Tchik...tchik... tchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....
Dans l'après-midi j'ai laissé une des fenêtres ouvertes.
Oui, c'est ça!
Un oiseau s'est introduit dans la pièce et maintenant, désorienté par la nuit, il sautille sur le sol plastifié...
(Que cet oiseau ait été invisible au moment du bain de la petite ou de ma douche, ça ne m'effleure pas une seconde!)
Tchik...tchik... tchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....
Ça se renforce, ça s'amplifie!
Mon coeur bondit de plus en plus fort dans ma poitrine.
Mon esprit tourne à plein régime.
Ce n'est pas un oiseau, non, ça fait trop de bruit!
C'est un renard!
Oui, j'en suis sûre!
Un renard est entré chez moi ( viens pas me demander comment il est arrivé au 4ème étage, ni par où il est passé, hein! parce que là, je ne me pose même pas la question!)
La peur est trop forte!
Cette bestiole va aller dans la chambre où dort la petite et la mordre.
Je dois faire quelque chose!
Alors je me lève, genoux mous.
Mon coeur bat si fort que le fin coton de ma chemise se soulève au rythme des coups brutaux qui agitent ma poitrine.
Il va falloir passer le sas... la bestiole risque, en me voyant, de s'affoler et de devenir plus dangereuse sous l'effet de la peur.
Je dois donc, avant, mettre ma fille en sécurité.
Pieds nus, jambes flageolantes, je traverse le plus silencieusement possible le palier laissé volontairement dans le noir.
J'ai peur.
Mon coeur tape jusque dans ma tête.
Je ne respire que par à-coups...
Tchik...tchik...
Le bruit s'est arrêté.
La bête s'apprête à bondir, c'est sûr!
Au moment où je pose ma main sur la poignée de la porte tchiktchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....!
Mes genoux ont lâché, mon coeur a explosé dans ma tête......................
Je respire à nouveau normalement, là, assise parterre, devant la porte de la petite.
La petite qui suce son pouce avec ardeur...
Tchik...tchik... tchiktchiktchik.... tchiktchik..... tchiktchiktchiktchik....
Je suis la reine du film noir!
mardi 24 avril 2012
Rusée..................
Parfois, dans une conversation, un mot me fait réagir, une sonorité fait surgir un souvenir.
Je préfère -c'te bonne blague- quand il s'agit d'un bon souvenir!
Or, justement, il y a quelques jours, en revenant du Grand Nord, nous nous sommes arrêtés chez le papa de PetitLapin.
PetitLapin lui-même n'était pas là parce que c'était les vacances, que Papa et Maman PetitLapin travaillaient et qu'ils avaient confié le petit à l'autre mamy (la veinarde!).
Mon fils adore cuisiner et recevoir un peu lui permet d'exercer ses talents.
Il fut un temps où il cuisinait japonais.
Maintenant c'est sa période Thaï.
Pourquoi pas? Picasso a bien eu sa période bleue et sa période rose, mon fils a le droit d'avoir sa période nippone et sa période thaï.
Dans les ingrédients, il me montre un flacon qui contient du "lemon khéfir".
Khéfir, ou kéfir....
Ça me dit quelque chose!
Mais oui! Mais c'est bien sûr!
Il s'agit d'une boisson que môman faisait quand on était gosses....
Retour au terrier, passage chez les bio-écolo-nature et..................
Tu vas pas le croire!
Le kéfir c'est un truc hyper connu dans ces boutiques.
J'ai donc acheté mon petit flacon de ferment pour kéfir d'eau (ou de fruits).
La première mise en oeuvre est longue.
Mais on y est!
J'ai dans mon frigo ma première bouteille de kéfir citron, et j'ai retrouvé ce drôle de petit goût et ce tout petit pétillement .
Ça fermente, donc ça pétille, mais ça contient donc aussi un rien d'alcool.
QUOI! Ma môman m'a fait boire de la boisson alcoolisée quand j'étais petite?
Ben voui.
Je suppose qu'elle ne savait pas que c'était acoolisé et en plus vu le titrage, et le fait qu'on ne devait pas en boire des litres, ça n'a pas eu plus d'effet que ça.
Enfin.............. Pour ce que j'en sais!
Le Héros n'est pas convaincu par le goût.
Voila peut-être comment je vais parvenir à lui faire admettre que la sodastream ce serait tellement mieux.....
Serais-je une petite rusée?
Je préfère -c'te bonne blague- quand il s'agit d'un bon souvenir!
Or, justement, il y a quelques jours, en revenant du Grand Nord, nous nous sommes arrêtés chez le papa de PetitLapin.
PetitLapin lui-même n'était pas là parce que c'était les vacances, que Papa et Maman PetitLapin travaillaient et qu'ils avaient confié le petit à l'autre mamy (la veinarde!).
Mon fils adore cuisiner et recevoir un peu lui permet d'exercer ses talents.
Il fut un temps où il cuisinait japonais.
Maintenant c'est sa période Thaï.
Pourquoi pas? Picasso a bien eu sa période bleue et sa période rose, mon fils a le droit d'avoir sa période nippone et sa période thaï.
Dans les ingrédients, il me montre un flacon qui contient du "lemon khéfir".
Khéfir, ou kéfir....
Ça me dit quelque chose!
Mais oui! Mais c'est bien sûr!
Il s'agit d'une boisson que môman faisait quand on était gosses....
Retour au terrier, passage chez les bio-écolo-nature et..................
Tu vas pas le croire!
Le kéfir c'est un truc hyper connu dans ces boutiques.
J'ai donc acheté mon petit flacon de ferment pour kéfir d'eau (ou de fruits).
La première mise en oeuvre est longue.
Mais on y est!
J'ai dans mon frigo ma première bouteille de kéfir citron, et j'ai retrouvé ce drôle de petit goût et ce tout petit pétillement .
Ça fermente, donc ça pétille, mais ça contient donc aussi un rien d'alcool.
QUOI! Ma môman m'a fait boire de la boisson alcoolisée quand j'étais petite?
Ben voui.
Je suppose qu'elle ne savait pas que c'était acoolisé et en plus vu le titrage, et le fait qu'on ne devait pas en boire des litres, ça n'a pas eu plus d'effet que ça.
Enfin.............. Pour ce que j'en sais!
Le Héros n'est pas convaincu par le goût.
Voila peut-être comment je vais parvenir à lui faire admettre que la sodastream ce serait tellement mieux.....
Serais-je une petite rusée?
jeudi 10 mars 2011
Lettre à Mamy....
Je sais que la fête des grand'mères est passée.
C'est certain qu'il s'agit d'une fête commerciale....
Au même titre que la fête des mères, qui se trouve, de surcroît, être une fête pétainiste.
Au même titre que la saint-Valentin, Noël, Pâques et la saint Glinglin...
N'empêche....
Que celle qui n'aime pas recevoir un petit message, une fleur ou un bijou me jette le premier ticket de caisse.
Ma maman, qui a le mérite de dire clairement qu'elle apprécie qu'on pense à elle, a placé sur le mur de sa cuisine un petit texte mis sous verre pour le mieux conserver.
Il paraît (je dis ça parce que je n'ai pas le souvenir de cet envoi) que c'est ma toute petite (entends par là ma dernière) qui l'aurait écrit.
Chaque fois que je le lis, je me dis qu'il faut que je le recopie et que je le garde, mais chaque fois, je remets puis je pars sans l'avoir fait.
Cette fois, comme les autres, j'ai oublié. Mais maman, gentiment me l'a dicté au téléphone.
Je te le livre comme il est.
Et si tu m'apprends que, non, ce n'est pas ma fille l'auteur de ce bonbon, je ne t'en voudrai pas, au contraire!
Les Grand-Mères
Une grand-mère est une femme qui n'a pas d'enfant.
C'est pour cela qu'elle aime les enfants des autres.
Les grand-mères n'ont rien à faire, elles n'ont qu'à être là.
Quand elles nous emmènent en promenade, elles marchent lentement, sans écraser ni les belles feuilles ni les chenilles. Elles ne disent jamais:"avance plus vite!"
En général elles sont grosses mais pas trop pour pouvoir attacher nos souliers.
Elles savent qu'on a toujours besoin d'un second morceau du gâteau, ou du plus gros.
Elles savent qu'on a toujours besoin d'un second morceau du gâteau, ou du plus gros.
Une vraie grand-mère ne frappe jamais un enfant.
Elles se mettent en colère en riant.
Les grand-mères portent des lunettes et, parfois, elles peuvent enlever leurs dents.
Quand elles lisent des histoires, elles ne sautent jamais un bout et n'ont rien contre si on leur réclame la même histoire plusieurs fois.
Les grand-mères sont les seules adultes qui ont toujours le temps.
Elles ne sont pas aussi fragiles qu'elles le disent, même si elles meurent plus souvent que nous.
Tout le monde devrait essayer d'avoir une grand-mère.
Surtout ceux qui n'ont pas la télé...
J'adore!
Mes deux petits-fils m'ont appelée dimanche dernier et j'avoue que ça m'a émue....
Ben oui, je vieillis, je m'attendris et je suis bien une grand'mère.
Cependant, je n'ôte pas encore mes dents!
dimanche 30 janvier 2011
C'est pas simple...
Pas simple en effet d'être maman...
Et trois fois, c'est pas facile non plus.
Aujourd'hui je pense plus que d'habitude à mon numéro deux.
Dans quelques semaines elle aura trente ans.
(Oui, je suis vieille!)
Elle est la maman de PetitPoisson dont l'anniversaire se situe deux jours après celui de sa maman.
Lui, il aura deux ans.
Lui, il aura deux ans.
Ma grande, c'est la musicienne dont j'ai déjà parlé, celle qui joue dans le groupe X-Syndicate.
Trente ans...
C'était il y a peu... je me souviens comme si c'était hier, de la toute petite chose qu'on m'a mis dans les bras.
Quelques heures à peine et déjà si belle...
Une petite fille qui ne pleurait pas.
Oui, ce n'était pas normal... mais elle s'en ai bien remise!
A trois quatre ans, elle décidait de porter ceci et pas cela!
Des robes: oui.
Des jupes avec un joli pull ou un corsage: oui.
Des jupes avec un joli pull ou un corsage: oui.
Un pantalon: non!
Une jolie salopette: non!
Et surtout, surtout, rien qui soit rouge!
Le rouge, madame, ça pique!
Adolescente elle m'a souvent fait perdre mon sang-froid.
Un look pas ordinaire.
Et un caractère pas toujours facile.
Des désaccords on en a eu plus que notre compte.
Puis, un jour, quand elle a connu une vraie galère, elle a compris que, quoi qu'il arrive, j'étais là, pour elle comme pour chacun des enfants.
Puis, un jour, quand elle a connu une vraie galère, elle a compris que, quoi qu'il arrive, j'étais là, pour elle comme pour chacun des enfants.
Quelques semaines après l'ouverture de ce blog, elle a mis PetitPoisson au monde.
Quelques mois après nous sommes venus mous installer à Nickelcity.
Bien sûr nous nous voyons peu.
Et maintenant, elle va avoir trente ans.
Comme pour son frère avant elle, je voudrais que cet anniversaire soit inoubliable.
Et quoi de mieux pour une bassiste qu'une basse neuve?
Comme pour son frère avant elle, je voudrais que cet anniversaire soit inoubliable.
Et quoi de mieux pour une bassiste qu'une basse neuve?
Après bien des déconvenues, il semblerait qu'elle puisse l'avoir sa basse!
Oh! Pas une neuve, beaucoup trop chère!
Mais une occasion qui la fait rêver...
Et c'est le but d'un cadeau non?
Et c'est le but d'un cadeau non?
Bon, maintenant, si tu es propriétaire d'un magasin de musique et que tu veux me faire cadeau d'une magicman cinq cordes, je t'en serai reconnaissante toute ma vie et même toute ma mort!
Et je te bénis toi et les sept générations qui naîtront de toi!
N'hésite pas, je te donne mon adresse perso sans problème!!!
Tiens, même, je t'invite pour un couscous de la mort qui tue pour te remercier!
Ouais... Bon.... On peut rêver, non?
mercredi 23 juin 2010
Ça commence!
J'enseigne depuis 1998.
J'ai connu les établissements ruraux, les établissements exotiques, les établissements chauds-bouillants, les collèges qui ronronnent, les lycées qui s'enorgueillissent....
J'ai eu quelque fois des surprises.
La dernière en date: postuler à l'IUFM, revenir sur ma décision, prévenir que je ne me présenterai pas à l'entretien et recevoir un courrier:
Madame,
vous avez postulé pour un poste en demi service à l'IUFM de Nickelcity...
Blablablablablabla
Nous sommes au regret de vous informer que votre candidature n'a pas été retenue."
Oh ben mince alors! Quelle surprise!
Note que si, malgré mon désistement, j'avais reçu un courrier m'informant que j'étais retenue pour le poste, ça m'aurait fait tout drôle!
J'ai changé six fois d'affectation. Mais en réalité j'ai fait plus que six établissements puisqu'à deux reprises j'ai été TZR.
Alors si je compte bien ça fait environ une bonne dizaine de boîtes.
Le croiras-tu? A chaque rentrée j'ai le même problème: morte de trac.
Et quand je dis à chaque rentrée, je devrais préciser: chaque fois que j'arrive devant une nouvelle classe.
Tu sais, le premier cours. Le moment où vingt à vingt cinq paires d'yeux, dans le couloir te fixent.
Tu dois leur dire d'entrer, de s'assoir. Ils agissent sans te quitter des yeux.
Ils te jaugent, te jugent.
Ils attendent d'entendre ta voix quand tu parleras pour dire autre chose que "bonjour" ou "asseyez-vous".
Ils guettent tes mimiques, tes tics de langage, tes tics tout court....
A ce moment-là, juste quelques secondes, je te jure, Merlin apparaît et me dit: "allez rentre chez toi!" je prends mes cliques et mes claques, mes tics et mes tocs et je me barre!!
Dans le Grand Nord, j'étais dresseuse de tigres sauvages. J'avais trente secondes et demi pour juguler la horde assise face à moi.
Ça marque. Ça laisse des traces.
Au point qu'ici, sans doute l'ai-je déjà raconté, lors de mon premier remplacement, quand, à une question posée, j'ai vu une armée de bras se lever, index tendus, j'ai sursauté. Quelques semaines après à Reviens-y, alors qu'un adulte, après avoir frappé à la porte est entré dans ma salle, quand mes vingt-quatre loulous se sont levés, tous ensemble, en un seul raclement de chaise, je me suis retrouvée dos collé au tableau dans un mouvement incontrôlé de peur....
Pas habituée du tout à ces manifestations somme toute absolument normales.
Alors quand j'apprends que je suis nommée dans un collège "normal" avec des classes "normales", deux mois avant, j'ai l'estomac qui s'entraîne au trempoline, la gorge qui joue à "respire si tu peux!", les mains moites et (ça rappellera des souvenirs à une amiènoise) les doigts mous.
Et ce n'est pas la réplique de Sarah Bernard qui me rassurera!*
Oui, je sais: ce n'est que pour dans deux mois.
Mais si tu me suis depuis le premier blog, tu sais que j'anticipe beaucoup.
J'aime'core bien me rendre malade par avance!
*A une jeune comédienne qui affirmait qu'elle n'avait jamais le trac, elle répliqua "Ne vous inquiétez pas, ça viendra avec le talent!"
mardi 1 juin 2010
Devenir riche....
Comment fonctionne la mémoire et pourquoi tel souvenir revient aujourd'hui alors qu'il était silencieux hier, ça reste un mystère pour moi.
Cependant, le souvenir en question, après tant d'années écoulées, continue de me faire rire, aussi vais-je t'en faire profiter.
Petit rappel: je suis la maman de trois enfants. Tous adultes et correctement installés dans la vie et dans leur métier.
L'aîné est un garçon. Cinq ans plus tard une fille est arrivée suivie quatre ans après par une autre fille.
A l'époque que je vais évoquer nous habitions non loin de la capitale, dans un duplex si grand que j'aurais bien eu besoin d'un solex pour en faire le tour.
Les chambres et la salle de bains se trouvaient à l'étage.
Ma petite dernière, alors âgée de trois quatre ans, n'aimait pas se déshabiller toute seule, aussi prétextait-elle toujours une difficulté pour que je monte l'aider à se mettre en "pyjdenuit".
Parfois je déléguais au grand cette tâche qui n'avait rien de compliqué. Il s'en acquittait avec efficacité et sans jamais rechigner.
Un jour, faisant le ménage dans la chambre des filles, je trouve sous les lits superposés une boite métallique. Je l'ouvre: elle est pleine de pièces de monnaie. (On est encore à l'époque du franc). Cinq, dix et vingt centimes, la somme n'est pas conséquente mais je m'interroge puisque je ne donne pas encore d'argent de poche aux petites.
La plus jeune répond à mon appel et affirme que cet argent est à elle....
Où a-t-elle eu ces "petits sous"?
C'est son "gwand fwèwe" qui lui a donné.... "Pour que je me déshabille!" affirme-t-elle alors.
Gloups..... QUOI?....
Oui, quand c'est lui qui doit l'aider, il se débarrasse de la corvée en promettant à la petite de lui donner un gros sous, voire plusieurs petits....
Or ma petite, elle aime bien les "petits sous". Même, elle se croit riche et elle aime beaucoup l'idée de la richesse!....
Oui, lectrice fidèle, à trois quatre ans, ma fille se déshabillait pour de l'argent!
Au moment où j'écris, elle a un métier qui n'a plus rien à voir avec cet épisode!
Comme quoi il ne faut pas croire que tout se joue avant six ans!
vendredi 9 avril 2010
un petit dernier avant de partir...
Hier j'ai mis en ligne, dans la colonne de droite, la vignette qui annonce le concours de La Mère Joie.
Je ne suis pas dupe, je sais bien qu'elle fait ça juste pour faire venir plein de monde chez elle....
Pfffff....
C'est vrai que les boucles d'oreilles qu'elle propose sont assez jolies.
Il est vrai qu'un bon d'achat de 50 euros chez Amazon ça serait 'achement bien.
Mais en vrai, ce qui me tente le plus c'est le coffret sucré de chez Fauchon.
Du coup, je reviens cinq minutes te rappeler ma gourmandise.
Souviens-toi, toi qui travaillais avec moi dans le Grand Nord.....
Je préparais avec amour du caramel type carambar et personne ne se plaignait qu'il colle aux dents.
J'apportais la guimauve maison, coupée en carrés et chacun disait "tu m'en mets un morceau dans mon casier, hein!... "
Je passais des heures à décorer des dizaines de cupcakes. La moitié (25 au bas mot) partait avec le Héros pour améliorer le café de sa secrétaire et des gourmands de l'état-major.
L'autre moitié se faisait dévorer en moins de cinq minutes par les morfals de la salle des profs.
Ici, j'ai fait des biscuits roulés pour apporter à Crapule.
Des rissoles aux pommes, figues, raisins, noix et épices pour ma classe de Crapouillots.
Des bugnes pâte fine pour le Héros....
Arghhhhh.....
Il est évident que je ne peux pas faire tout ça sans y goûter...
hé! Ho! faut pas que déconner non plus!
M'en fous! Je me la joue "mode Marilyn on"...
Le Héros m'aime moelleuse!
Si tu as un peu d'amitié pour moi, tu vas prier qui tu veux, tu vas envoyer toutes les ondes nécessaires vers le blog de la Mère Joie, tu peux, si tu veux lui envoyer du pognon, je suis sûre qu'elle ne dira pas non.... Mais vraiment, ce coffret sucré de chez Fauchon, je le veeeeeeuuuuux!
Bon, accessoirement, tu liras ses billets, tu verras qu'elle n'est pas mélancolique!
Je ne suis pas dupe, je sais bien qu'elle fait ça juste pour faire venir plein de monde chez elle....
Pfffff....
C'est vrai que les boucles d'oreilles qu'elle propose sont assez jolies.
Il est vrai qu'un bon d'achat de 50 euros chez Amazon ça serait 'achement bien.
Mais en vrai, ce qui me tente le plus c'est le coffret sucré de chez Fauchon.
Du coup, je reviens cinq minutes te rappeler ma gourmandise.
Souviens-toi, toi qui travaillais avec moi dans le Grand Nord.....
Je préparais avec amour du caramel type carambar et personne ne se plaignait qu'il colle aux dents.
J'apportais la guimauve maison, coupée en carrés et chacun disait "tu m'en mets un morceau dans mon casier, hein!... "
Je passais des heures à décorer des dizaines de cupcakes. La moitié (25 au bas mot) partait avec le Héros pour améliorer le café de sa secrétaire et des gourmands de l'état-major.
L'autre moitié se faisait dévorer en moins de cinq minutes par les morfals de la salle des profs.
Ici, j'ai fait des biscuits roulés pour apporter à Crapule.
Des rissoles aux pommes, figues, raisins, noix et épices pour ma classe de Crapouillots.
Des bugnes pâte fine pour le Héros....
Arghhhhh.....
Il est évident que je ne peux pas faire tout ça sans y goûter...
hé! Ho! faut pas que déconner non plus!
M'en fous! Je me la joue "mode Marilyn on"...
Le Héros m'aime moelleuse!
Si tu as un peu d'amitié pour moi, tu vas prier qui tu veux, tu vas envoyer toutes les ondes nécessaires vers le blog de la Mère Joie, tu peux, si tu veux lui envoyer du pognon, je suis sûre qu'elle ne dira pas non.... Mais vraiment, ce coffret sucré de chez Fauchon, je le veeeeeeuuuuux!
Bon, accessoirement, tu liras ses billets, tu verras qu'elle n'est pas mélancolique!
lundi 1 mars 2010
Le vent et l'eau....
J'appelle ma maman tous les jours en fin d'après midi.
Pour elle, et je la comprends, c'est le moment un peu difficile de la journée.
C'était encore pire il y a quelques semaines, quand la nuit commençait à tomber dès 17h30.
Hier, je l'ai appelée dans la matinée.
Ma maman vit en Vendée. Sa maison se situe à 600 mètres de la mer....
Tu comprends aisément, lecteur, que j'ai voulu savoir comment ça allait pour elle et, au-delà, pour son village.
Par chance, si la digue a été très abîmée, le village n'est pas, comme à L'Aiguillon, sous la mer. Aussi l'eau est-elle entrée sur la promenade et sur la place qui fait face à la mer sans faire de gros dégâts à l'intérieur de la commune.
Mes enfants, chacun leur tour m'ont appelée pour avoir des nouvelles de leur grand'mère.
Mais si nous sommes rassurés, les images diffusées en boucle sur les chaînes infos réveillent chez le Héros et moi les souvenirs d'une autre catastrophe: celle d'Haumont.
Alors ce matin, nous avons une pensée pour tous ceux, en Vendée comme dans le Nord qui ont, ou qui ont eu à affronter ces pénibles événements.
Non, bien sûr, je n'oublie ni Haïti ni le Chili....
J'évoque simplement des lieux ou des gens que je connais.
Ce qui ne signifie pas que les étrangers, à mon coeur ou à mon pays, me soient indifférents!
Toutes ces images me bouleversent.
Mais je suis très maladroite pour exprimer ces choses-là....
Pour elle, et je la comprends, c'est le moment un peu difficile de la journée.
C'était encore pire il y a quelques semaines, quand la nuit commençait à tomber dès 17h30.
Hier, je l'ai appelée dans la matinée.
Ma maman vit en Vendée. Sa maison se situe à 600 mètres de la mer....
Tu comprends aisément, lecteur, que j'ai voulu savoir comment ça allait pour elle et, au-delà, pour son village.
Par chance, si la digue a été très abîmée, le village n'est pas, comme à L'Aiguillon, sous la mer. Aussi l'eau est-elle entrée sur la promenade et sur la place qui fait face à la mer sans faire de gros dégâts à l'intérieur de la commune.
Mes enfants, chacun leur tour m'ont appelée pour avoir des nouvelles de leur grand'mère.
Mais si nous sommes rassurés, les images diffusées en boucle sur les chaînes infos réveillent chez le Héros et moi les souvenirs d'une autre catastrophe: celle d'Haumont.
Alors ce matin, nous avons une pensée pour tous ceux, en Vendée comme dans le Nord qui ont, ou qui ont eu à affronter ces pénibles événements.
Non, bien sûr, je n'oublie ni Haïti ni le Chili....
J'évoque simplement des lieux ou des gens que je connais.
Ce qui ne signifie pas que les étrangers, à mon coeur ou à mon pays, me soient indifférents!
Toutes ces images me bouleversent.
Mais je suis très maladroite pour exprimer ces choses-là....
jeudi 18 février 2010
Je me souviens encore...
Je vais cesser de téléphoner à ma grande soeur.
Je n'ai aucun problème avec elle.
Bien au contraire, même!
Seulement, comme je lui téléphone, elle commente de vive voix ce qu'elle vient de lire sur ce blog.
De ce fait, elle ne double pas le commentaire en le récrivant ici.
C'est ainsi que j'appris hier que si ma boîte de Lion Noir est restée accrochée à ma mémoire, ma grande soeur se souvient parfaitement que son palet à elle était une boîte de pastilles Pulmol.
Et c'est là que l'énigme commence!
D'où venait-elle cette boîte?
Une certitude: pas de chez nous.
Notre mère avait une conception assez.... Comment dire?.... Rude de la vie.
Les enfants devaient s'endurcir et ne pas se plaindre pour un oui pour un non.
Et comme nous étions finalement des enfants ordinaires, il arrivait que nous nous plaignions.
Oh! Rien! Un soupir à peine!
Et notre mère avait alors des réponses qui auraient redonné vie à un mourant.
Tu veux un exemple? Plusieurs?
Voix traînante de l'enfant: "Maman, je ne me sens pas bien....."
Voix ferme de la mère: "Fais toi sentir par quelqu'un d'autre!"
Si c'est pas de l'humour, hein?.... Tu te sens tout de suite mieux!
Voix agacé de l'enfant, accompagné du geste adéquat: "Maman! J'ai des boutons!"
Voix ferme de la mère: "Fais des boutonnières!"
Oh ben ça va aller beaucoup mieux!
Voix suppliante de l'enfant, tôt le matin: "J'ai mal au ventre....."
Voix toujours ferme de la mère: "ça passera quand tu seras à l'école!"
Et ça passait. Fallait bien, hein!.....
Je te l'ai dit hier: j'étais une petite fille malheureuse........
Il y a un domaine pourtant où j'ai connu de grands bonheurs. (Je crains que ma grande soeur ne voit pas les choses de la même façon!).
Petite fille j'adorais les bestioles.
J'ai eu un chat, baptisé Moussy, que nous dûmes donner à un juge de paix parce que dans le nouveau bâtiment où nous allions emménager les animaux étaient interdits.
J'ai eu des poules naines.
J'ai élevé des têtards. C'était dans l'appartement où les chats avaient été interdits.
Chaque jour je vérifiais que la métamorphose s'accomplissait. Chaque année mes têtards mouraient à peine les bourgeons des pattes arrières étaient-ils apparus.
Enfin, un printemps, les petites bêtes résistèrent.
Cette année-là, les pattes arrières avaient pu se développer et les pattes antérieures commençaient à poindre.
Il faisait beau et doux. J'avais posé le gros bocal les contenant sur le bord de la fenêtre de la cuisine.
Je ne sais plus qui a heurté le bocal.... Je me souviens juste d'un cri, du bruit du verre cassé (à quel étage habitions-nous? troisième? Quatrième?).
Je me précipitai en bas pour récupérer les survivants....
Peine perdue.
Les têtards détestent l'entrainement parachutiste....
C'était bien le genre d'événement qui me rendait vraiment triste.
Place des Couronneries, j'ai eu des hamsters, et ça, ma mère détestait! La cage devait rester dans ma chambre pour qu'ils ne soient jamais sous ses yeux.
Un soir, alors que quelques jours auparavant on m'avait acheté un magnifique pantalon bleu pétrole (si, si, je te jure!), je plaçais la cage sous la chaise de mon bureau et le pantalon sur ladite chaise.
Que les jambes reposent bien à plat sur la cage ne m'interpella pas un instant!
Je découvris le lendemain que les hamsters avaient le pouvoir de faire de la dentelle avec les dents..............................
Je ne te raconte même pas la réaction de ma mère... Que le nid des hamsters soit embelli par de magnifiques morceaux bleu pétrole ne l'émut pas du tout!
A la même époque, et au même endroit, j'ai eu un grillon.
J'étais allée le ramasser dans les talus derrière chez nous, mais ne possédant que la cage des hamsters, je ne trouvais qu'une boîte à chaussures pour lui faire sa maison.
Pour qu'il ne se sauve pas, je mettais sur la boîte un joli foulard.
Peine perdue! Chaque matin le grillon était dans la baignoire, chose noire à grandes pattes sur la céramique blanche.
Et ça, ma grande soeur n'aimait pas du tout!
Dans le Sud-Ouest, j'ai eu des oiseaux et quand l'un d'eux s'est échappé pour aller se poser sur le bord du balcon du troisième étage du bâtiment d'en face, mon père a trouvé naturel que je grimpe sur la rambarde pour le récupérer....
Après ça, c'est ma petite soeur qui a eu un chien. Et ça, ça m'intéressait très moyennement.
Depuis, j'ai eu des chats, des oiseaux et des poissons rouges (ou pas rouges!).
Aujourd'hui, j'ai Morice (la chatte sociopathe) et un poisson doré (qui n'a pas de nom sinon ce serait Rambo!)
Je vais peut-être arrêter les souvenirs d'enfance.... Ma grande soeur va encore pleurer en me lisant et me dire des mots doux qui ressemblent à des noms d'oiseaux.... (C'est sa manière de montrer son émotion!).
Je n'ai aucun problème avec elle.
Bien au contraire, même!
Seulement, comme je lui téléphone, elle commente de vive voix ce qu'elle vient de lire sur ce blog.
De ce fait, elle ne double pas le commentaire en le récrivant ici.
C'est ainsi que j'appris hier que si ma boîte de Lion Noir est restée accrochée à ma mémoire, ma grande soeur se souvient parfaitement que son palet à elle était une boîte de pastilles Pulmol.
Et c'est là que l'énigme commence!
D'où venait-elle cette boîte?
Une certitude: pas de chez nous.
Notre mère avait une conception assez.... Comment dire?.... Rude de la vie.
Les enfants devaient s'endurcir et ne pas se plaindre pour un oui pour un non.
Et comme nous étions finalement des enfants ordinaires, il arrivait que nous nous plaignions.
Oh! Rien! Un soupir à peine!
Et notre mère avait alors des réponses qui auraient redonné vie à un mourant.
Tu veux un exemple? Plusieurs?
Voix traînante de l'enfant: "Maman, je ne me sens pas bien....."
Voix ferme de la mère: "Fais toi sentir par quelqu'un d'autre!"
Si c'est pas de l'humour, hein?.... Tu te sens tout de suite mieux!
Voix agacé de l'enfant, accompagné du geste adéquat: "Maman! J'ai des boutons!"
Voix ferme de la mère: "Fais des boutonnières!"
Oh ben ça va aller beaucoup mieux!
Voix suppliante de l'enfant, tôt le matin: "J'ai mal au ventre....."
Voix toujours ferme de la mère: "ça passera quand tu seras à l'école!"
Et ça passait. Fallait bien, hein!.....
Je te l'ai dit hier: j'étais une petite fille malheureuse........
Il y a un domaine pourtant où j'ai connu de grands bonheurs. (Je crains que ma grande soeur ne voit pas les choses de la même façon!).
Petite fille j'adorais les bestioles.
J'ai eu un chat, baptisé Moussy, que nous dûmes donner à un juge de paix parce que dans le nouveau bâtiment où nous allions emménager les animaux étaient interdits.
J'ai eu des poules naines.
J'ai élevé des têtards. C'était dans l'appartement où les chats avaient été interdits.
Chaque jour je vérifiais que la métamorphose s'accomplissait. Chaque année mes têtards mouraient à peine les bourgeons des pattes arrières étaient-ils apparus.
Enfin, un printemps, les petites bêtes résistèrent.
Cette année-là, les pattes arrières avaient pu se développer et les pattes antérieures commençaient à poindre.
Il faisait beau et doux. J'avais posé le gros bocal les contenant sur le bord de la fenêtre de la cuisine.
Je ne sais plus qui a heurté le bocal.... Je me souviens juste d'un cri, du bruit du verre cassé (à quel étage habitions-nous? troisième? Quatrième?).
Je me précipitai en bas pour récupérer les survivants....
Peine perdue.
Les têtards détestent l'entrainement parachutiste....
C'était bien le genre d'événement qui me rendait vraiment triste.
Place des Couronneries, j'ai eu des hamsters, et ça, ma mère détestait! La cage devait rester dans ma chambre pour qu'ils ne soient jamais sous ses yeux.
Un soir, alors que quelques jours auparavant on m'avait acheté un magnifique pantalon bleu pétrole (si, si, je te jure!), je plaçais la cage sous la chaise de mon bureau et le pantalon sur ladite chaise.
Que les jambes reposent bien à plat sur la cage ne m'interpella pas un instant!
Je découvris le lendemain que les hamsters avaient le pouvoir de faire de la dentelle avec les dents..............................
Je ne te raconte même pas la réaction de ma mère... Que le nid des hamsters soit embelli par de magnifiques morceaux bleu pétrole ne l'émut pas du tout!
A la même époque, et au même endroit, j'ai eu un grillon.
J'étais allée le ramasser dans les talus derrière chez nous, mais ne possédant que la cage des hamsters, je ne trouvais qu'une boîte à chaussures pour lui faire sa maison.
Pour qu'il ne se sauve pas, je mettais sur la boîte un joli foulard.
Peine perdue! Chaque matin le grillon était dans la baignoire, chose noire à grandes pattes sur la céramique blanche.
Et ça, ma grande soeur n'aimait pas du tout!
Dans le Sud-Ouest, j'ai eu des oiseaux et quand l'un d'eux s'est échappé pour aller se poser sur le bord du balcon du troisième étage du bâtiment d'en face, mon père a trouvé naturel que je grimpe sur la rambarde pour le récupérer....
Après ça, c'est ma petite soeur qui a eu un chien. Et ça, ça m'intéressait très moyennement.
Depuis, j'ai eu des chats, des oiseaux et des poissons rouges (ou pas rouges!).
Aujourd'hui, j'ai Morice (la chatte sociopathe) et un poisson doré (qui n'a pas de nom sinon ce serait Rambo!)
Je vais peut-être arrêter les souvenirs d'enfance.... Ma grande soeur va encore pleurer en me lisant et me dire des mots doux qui ressemblent à des noms d'oiseaux.... (C'est sa manière de montrer son émotion!).
mercredi 17 février 2010
Quand j'étais petite...
Avant d'écrire le billet du jour, qui n'a rien à voir, je mets ce lien pour toutes celles qui ont la chance d'avoir une petite(-)fille et qui voudraient lui faire une jolie dînette (Ma grande soeur, Coco, par exemple!):
http://elleadesailes.canalblog.com/archives/couture/index.html
Je suis restée scotchée ce matin.
Et je suis en pleine crise de jalousie! C'est pas juste! Moi aussi je voudrais savoir faire ça!
Je me suis trompée: il y a un lien entre ce que tu verras sur le blog cité précédemment et mon nouveau billet: l'enfance.
Hier soir, le Héros et moi avons vu un petit reportage sur les jeux de la récré. Nos vieilles mémoires ainsi sollicitées, nous avons évoqué nos propres jeux et de fil en aiguilles (tu vois il y a encore un autre lien) nos souvenirs d'enfance.
Quand j'étais petite, il y a très très très longtemps, je jouais souvent à l'élastique.
Banal me diras-tu.
Certes! Sauf que je pense être de la première génération à y avoir joué.
La plupart des filles, dont j'étais, avaient obtenu, souvent de haute lutte, que leur mère leur donne quelques mètres d'élastique dit "à culotte". Blanc souple, il se prêtait parfaitement à ce jeu que tout le monde connaît.
Parfois, une fille, dont on disait tout de suite qu'elle était riche, arrivait avec un élastique acheté au rayon jouet.
C'était facile à reconnaître: il était en couleur et surtout il n'y avait pas de noeud.
Forcément! Avec 2 mètres d'élastique à culotte, tu dois nouer les deux bouts pour pouvoir le passer autour des chevilles-mollets-genoux-mi-cuisses-cuisses-hanches-taille-poitrine-sous-les-bras (impossible de réussir les figures imposées et ce dès hanches en ce qui me concerne!).
Il y avait donc le noeuds et ses corrolaires: les bouts qui dépassent.
Tandis que l'élastique du rayon jouet, il était en un seul morceau. Pas de noeud.....
Un souvenir très précis me revient.
J'étais à l'école Chachon (je peux le noter il n'y a que ma grande soeur qui identifiera le lieu).
Rigole! C'était le vrai nom du quartier où se trouvait mon école.
Je m'étais cassée la jambe et on m'obligeait à marcher avec une canne.
Tu parles si j'avais envie d'aller en récré avec ma canne!
Je suis donc sortie de la classe sans.
Tandis que je regardais avec envie trois de mes petites camarades sauter et virevolter chacune leur tour avec plus ou moins de grâce, je sentis tout à coup quelques coups légers frappés sur ma jambe.
En me retournant, je tombais nez à nez avec Madame Desèvres, la vieille maîtresse qui m'impressionnait tant.
C'est avec ma canne qu'elle tapotait ma jambe.
Elle me donna alors le choix: en récré avec la canne ou sans la canne dans la salle de classe à l'heure de la récré.....
Oui..... J'ai été une petite fille très malheureuse!...........................
Autre jeu: la marelle!
Ah la marelle! Avec son ciel et son enfer!
Et ses palets!
Au début, je jouais avec une pierre plate en guise de palet (je te rappelle que tout ça remonte à ....pffffff.... avant ça, même! Et qu'on n'était pas riche chez nous!).
Et je rêvais d'avoir un jour le même palet que ma copine: une boîte de cirage "Lion Noir"!
Tu sais ces boîtes de cirages rondes, avec un petit papillon de métal doré sur le côté pour les ouvrir...
Et un jour, une boîte de cirage fut vide à la maison! Quel bonheur! J'avais enfin le palet de mes rêves!....
Il ne me rendait pas plus adroite dans le lancer, mais j'avais la fierté de posséder un beau palet.
Non..... Je n'ai jamais été une petite fille exigeante.............
Aaaahhh les souvenirs d'enfance..................................
Un autre jour, si tu es très gentil(le) je te raconterai les grillons et les têtards.
Il faut bien que je garde un peu d'inspiration sous le coude, non?
http://elleadesailes.canalblog.com/archives/couture/index.html
Je suis restée scotchée ce matin.
Et je suis en pleine crise de jalousie! C'est pas juste! Moi aussi je voudrais savoir faire ça!
Je me suis trompée: il y a un lien entre ce que tu verras sur le blog cité précédemment et mon nouveau billet: l'enfance.
Hier soir, le Héros et moi avons vu un petit reportage sur les jeux de la récré. Nos vieilles mémoires ainsi sollicitées, nous avons évoqué nos propres jeux et de fil en aiguilles (tu vois il y a encore un autre lien) nos souvenirs d'enfance.
Quand j'étais petite, il y a très très très longtemps, je jouais souvent à l'élastique.
Banal me diras-tu.
Certes! Sauf que je pense être de la première génération à y avoir joué.
La plupart des filles, dont j'étais, avaient obtenu, souvent de haute lutte, que leur mère leur donne quelques mètres d'élastique dit "à culotte". Blanc souple, il se prêtait parfaitement à ce jeu que tout le monde connaît.
Parfois, une fille, dont on disait tout de suite qu'elle était riche, arrivait avec un élastique acheté au rayon jouet.
C'était facile à reconnaître: il était en couleur et surtout il n'y avait pas de noeud.
Forcément! Avec 2 mètres d'élastique à culotte, tu dois nouer les deux bouts pour pouvoir le passer autour des chevilles-mollets-genoux-mi-cuisses-cuisses-hanches-taille-poitrine-sous-les-bras (impossible de réussir les figures imposées et ce dès hanches en ce qui me concerne!).
Il y avait donc le noeuds et ses corrolaires: les bouts qui dépassent.
Tandis que l'élastique du rayon jouet, il était en un seul morceau. Pas de noeud.....
Un souvenir très précis me revient.
J'étais à l'école Chachon (je peux le noter il n'y a que ma grande soeur qui identifiera le lieu).
Rigole! C'était le vrai nom du quartier où se trouvait mon école.
Je m'étais cassée la jambe et on m'obligeait à marcher avec une canne.
Tu parles si j'avais envie d'aller en récré avec ma canne!
Je suis donc sortie de la classe sans.
Tandis que je regardais avec envie trois de mes petites camarades sauter et virevolter chacune leur tour avec plus ou moins de grâce, je sentis tout à coup quelques coups légers frappés sur ma jambe.
En me retournant, je tombais nez à nez avec Madame Desèvres, la vieille maîtresse qui m'impressionnait tant.
C'est avec ma canne qu'elle tapotait ma jambe.
Elle me donna alors le choix: en récré avec la canne ou sans la canne dans la salle de classe à l'heure de la récré.....
Oui..... J'ai été une petite fille très malheureuse!...........................
Autre jeu: la marelle!
Ah la marelle! Avec son ciel et son enfer!
Et ses palets!
Au début, je jouais avec une pierre plate en guise de palet (je te rappelle que tout ça remonte à ....pffffff.... avant ça, même! Et qu'on n'était pas riche chez nous!).
Et je rêvais d'avoir un jour le même palet que ma copine: une boîte de cirage "Lion Noir"!
Tu sais ces boîtes de cirages rondes, avec un petit papillon de métal doré sur le côté pour les ouvrir...
Et un jour, une boîte de cirage fut vide à la maison! Quel bonheur! J'avais enfin le palet de mes rêves!....
Il ne me rendait pas plus adroite dans le lancer, mais j'avais la fierté de posséder un beau palet.
Non..... Je n'ai jamais été une petite fille exigeante.............
Aaaahhh les souvenirs d'enfance..................................
Un autre jour, si tu es très gentil(le) je te raconterai les grillons et les têtards.
Il faut bien que je garde un peu d'inspiration sous le coude, non?
lundi 15 février 2010
Attention: billet girly+++
Je fais rarement de la pub, mais là, je ne vais pas hésiter une seconde.
Quand le produit est bon, je ne vois pas pourquoi je me gênerais!
Non! Je ne suis pas sponsorisée. (Mais je vais finir par le regretter!)
Séquence nostalgie pour commencer.
Je me suis maquiller assez tôt (il y a 3 ou 4 ans à peine) puisque j'avais 14 ou 15 ans...........*
La mode était alors au bleu.
Et surtout, la mode était encore à l'eyeliner.
Les fonds de teint étaient souvent foncés et épais. J'étais jeune et n'en utilisais pas.
Les yeux, et les cils bien sûr, le fard à joues, et, touche finale, le rouge à lèvres.
A l'époque ça suffisait.
Et maintenant?........................
Les années ont passé, et je me dois de travailler un peu plus chaque matin pour avoir l'air humaine!
Alors c'est la totale.
Non, pas le crépi non plus!
Je viens de renouveler en partie ma trousse et quelques découvertes, quelques retours en arrière aussi m'ont donné envie de vous raconter ce qui suit.
Pour le teint, je craque rarement pour un produit nouveau, mais là, je ne peux que saluer le fond de teint que la belle Gabrielle des Desesperate vante depuis plusieurs semaines: Roll-on accord parfait de l'Oréal....
Certes tu te sens dans la peau de Valérie Damidot quand tu passes le rouleau sur ton visage.
Pourtant, inutile de croiser les couches....
Force est de constater que tu ne déposes que la quantité de produit nécessaire.
Tu t'inquiètes pour les ailes du nez? regarde la pub, la démonstration t'y est offerte.
Au final: un teint uni sans surcharge................ Parfait en somme! La pub ne ment pas.
Passons aux yeux.
Aaaahhh.... L'eyeliner de ma jeunesse....
A l'époque, tu avais le choix.
Le pinceau, trop long et trop mou qu'il fallait manier avec une grande dextérité ou accompagné de coton-tiges pour réussir (ou rectifier) le trait sublime: très fin dans le coin intérieur de la paupière supérieure, plus appuyé sur la partie centrale de la même paupière et effilage vers la tempe. Sur la paupière inférieure, un trait fin, uniforme et s'étirant vers le haut pour rejoindre le trait supérieur.
Tu pouvais aussi te servir du feutre. Comme celui de ta trousse d'écolière, mais pour les yeux.
Le feutre: efficace mais trop cher pour les finances dont je disposais.
L'oeil de biche était le top du top alors.
Les années ont passé et le liner a un peu perdu de son charme.
Les crayons de toutes sortes l'ont remplacé pour le plus grand plaisir des maladroites, des mères "la tremblote".... Ou des plus pressées dont je fais partie.
Je l'ai aussi délaissé pour un maquillage plus léger, plus naturel.
L'art de l'oeil "smoky" est redevenu très en vogue depuis un moment déjà.
C'est la même procédure que le bleu de l'époque, mais avec du gris et du noir (en gros).
A l'époque je faisais ça en quelques minutes. J'ai pourtant hésité avant de m'y remettre.
Cependant l'envie était bien là.
Cette semaine l'occasion s'est présentée sous la forme d'une promo sympa: deux produits achetés dans la même marque le troisième offert.
je ne connaissais pas la marque, vendue dans un magasin de produits pour salons de coiffure:
Copines.
J'étais en panne de fard à joues, j'avais envie de fard à paupières.
J'ai craqué pour un trio smoky et je choisis le liner en cadeau...................
Hier, début de vacances, je me lance dans les essais.
Essai 1: trop chargé.
Essai 2: j'ai retrouvé le tour de main.
Du mascara (plein parce que question cils j'étais pas à la distribution !) et voila!
Pour le regard c'est impeccable. Le ton foncé (mais pas trop) et mat met en évidence mes mâââgnifiques yeux très clairs.
Pour la bouche, pas de changement depuis le début: rouge, cerise ou framboise écrasée, mais rouge!
Quand je sors de la salle de bains, le héros attend patiemment de voir le résultat. Je crains qu'il ne trouve cela trop lourd, trop noir, trop.......................
ben non! Il aime! Il aime même beaucoup!
Et il aime encore plus (comme moi) quand je remets mes nouvelles lunettes. (C'est vrai qu'elles sont vraiment chouettes et un rien sexy!)
Je précise que ce n'est pas le maquillage que je ferai pour aller au collège ou au lycée. Mais pour une soirée un peu habillée, ce sera tout à fait bien.
Non, tu ne verras pas de photo.
Je te rappelle que, sauf si on se connaît dans la vraie vie, il n'y a aucune raison pour que je m'expose.
Sortir sous les flashes des paparazzi, très peu pour moi!
* Je crois bien que je n'ai pas vu le temps passer.... Il y a plus que 4 ou 5 ans qui se sont écoulés... Beaueaueaucouououp plus!
Quand le produit est bon, je ne vois pas pourquoi je me gênerais!
Non! Je ne suis pas sponsorisée. (Mais je vais finir par le regretter!)
Séquence nostalgie pour commencer.
Je me suis maquiller assez tôt (il y a 3 ou 4 ans à peine) puisque j'avais 14 ou 15 ans...........*
La mode était alors au bleu.
Et surtout, la mode était encore à l'eyeliner.
Les fonds de teint étaient souvent foncés et épais. J'étais jeune et n'en utilisais pas.
Les yeux, et les cils bien sûr, le fard à joues, et, touche finale, le rouge à lèvres.
A l'époque ça suffisait.
Et maintenant?........................
Les années ont passé, et je me dois de travailler un peu plus chaque matin pour avoir l'air humaine!
Alors c'est la totale.
Non, pas le crépi non plus!
Je viens de renouveler en partie ma trousse et quelques découvertes, quelques retours en arrière aussi m'ont donné envie de vous raconter ce qui suit.
Pour le teint, je craque rarement pour un produit nouveau, mais là, je ne peux que saluer le fond de teint que la belle Gabrielle des Desesperate vante depuis plusieurs semaines: Roll-on accord parfait de l'Oréal....
Certes tu te sens dans la peau de Valérie Damidot quand tu passes le rouleau sur ton visage.
Pourtant, inutile de croiser les couches....
Force est de constater que tu ne déposes que la quantité de produit nécessaire.
Tu t'inquiètes pour les ailes du nez? regarde la pub, la démonstration t'y est offerte.
Au final: un teint uni sans surcharge................ Parfait en somme! La pub ne ment pas.
Passons aux yeux.
Aaaahhh.... L'eyeliner de ma jeunesse....
A l'époque, tu avais le choix.
Le pinceau, trop long et trop mou qu'il fallait manier avec une grande dextérité ou accompagné de coton-tiges pour réussir (ou rectifier) le trait sublime: très fin dans le coin intérieur de la paupière supérieure, plus appuyé sur la partie centrale de la même paupière et effilage vers la tempe. Sur la paupière inférieure, un trait fin, uniforme et s'étirant vers le haut pour rejoindre le trait supérieur.
Tu pouvais aussi te servir du feutre. Comme celui de ta trousse d'écolière, mais pour les yeux.
Le feutre: efficace mais trop cher pour les finances dont je disposais.
L'oeil de biche était le top du top alors.
Les années ont passé et le liner a un peu perdu de son charme.
Les crayons de toutes sortes l'ont remplacé pour le plus grand plaisir des maladroites, des mères "la tremblote".... Ou des plus pressées dont je fais partie.
Je l'ai aussi délaissé pour un maquillage plus léger, plus naturel.
L'art de l'oeil "smoky" est redevenu très en vogue depuis un moment déjà.
C'est la même procédure que le bleu de l'époque, mais avec du gris et du noir (en gros).
A l'époque je faisais ça en quelques minutes. J'ai pourtant hésité avant de m'y remettre.
Cependant l'envie était bien là.
Cette semaine l'occasion s'est présentée sous la forme d'une promo sympa: deux produits achetés dans la même marque le troisième offert.
je ne connaissais pas la marque, vendue dans un magasin de produits pour salons de coiffure:
Copines.
J'étais en panne de fard à joues, j'avais envie de fard à paupières.
J'ai craqué pour un trio smoky et je choisis le liner en cadeau...................
Hier, début de vacances, je me lance dans les essais.
Essai 1: trop chargé.
Essai 2: j'ai retrouvé le tour de main.
Du mascara (plein parce que question cils j'étais pas à la distribution !) et voila!
Pour le regard c'est impeccable. Le ton foncé (mais pas trop) et mat met en évidence mes mâââgnifiques yeux très clairs.
Pour la bouche, pas de changement depuis le début: rouge, cerise ou framboise écrasée, mais rouge!
Quand je sors de la salle de bains, le héros attend patiemment de voir le résultat. Je crains qu'il ne trouve cela trop lourd, trop noir, trop.......................
ben non! Il aime! Il aime même beaucoup!
Et il aime encore plus (comme moi) quand je remets mes nouvelles lunettes. (C'est vrai qu'elles sont vraiment chouettes et un rien sexy!)
Je précise que ce n'est pas le maquillage que je ferai pour aller au collège ou au lycée. Mais pour une soirée un peu habillée, ce sera tout à fait bien.
Non, tu ne verras pas de photo.
Je te rappelle que, sauf si on se connaît dans la vraie vie, il n'y a aucune raison pour que je m'expose.
Sortir sous les flashes des paparazzi, très peu pour moi!
* Je crois bien que je n'ai pas vu le temps passer.... Il y a plus que 4 ou 5 ans qui se sont écoulés... Beaueaueaucouououp plus!
Libellés :
avec les mains,
Que pour les filles,
Souvenirs
jeudi 13 août 2009
Un peu de sérieux, s'il te plaît!
Je viens de terminer un vieux bouquin.
Vieux à deux titres: il a été écrit il y a déjà un bon bout de temps et je l'ai acheté en 2002. Juillet 2002 précisément. (Certes j'ai bonne mémoire, mais pour plein de raisons, je note sur chaque bouquin la date à laquelle je l'achète.)
Il s'agit de La charrette bleue de Barjavel, récit autobiographique de son enfance.
Pourquoi je parle de ce livre?
Parce que j'ai été étonnée et je vais te dire pourquoi.
Je le répète, je l'ai acheté en 2002. Or, d'habitude, quand j'achète un livre, je le lis aussitôt.
En revanche, si je m'ennuie dans ma lecture, je laisse tomber. (J'applique ainsi un des 10 commandements du lecteur selon Pennac).
Justement, je me suis ennuyée dans une première lecture, au point d'abandonner avant la vingtième page!
Dimanche, le temps se montrant exceptionnellement gris et frais, je suis descendue au bureau chercher de quoi remplir cet après-midi qui promettait d'être vide.
J'ai remonté 2 ouvrages, dont la charrette bleue. (Prévoyant ainsi de passer à l'autre titre si je m'ennuyais à nouveau).
Bonne surprise!
Non seulement je ne me suis pas ennuyée une seconde, mais au contraire, je l'ai dévoré d'une traite.
Et, c'est là que je veux en venir: bien que Barjavel et moi ne soyons pas de la même génération (Hé, ho! Faut pas exagérer! Vieille, certes, mais pas à ce point!), certains souvenirs évoqués par l'auteur, m'ont renvoyée à mes propres souvenirs.
Ainsi son plaisir à baguenauder dans la campagne pour y découvrir des oiseaux au nid, des champignons qu'il rapporte à sa mère ou des ruisseaux cachés dans les herbes, m'a rappelé comme j'aimais, petite fille, me promener avec les mêmes buts.
Nous habitions une vieille bâtisse en ville. Si vieille qu'elle fut déclarée insalubre et que nous fûmes relogés dans un bâtiment aussi neuf que le quartier qui l'entourait.
Notre première salle de bains!
Un couloir crépi en blanc sur lequel, je crois, ma grande soeur s'est égratignée le bras.
Nous accédions alors à la modernité!
Mais, le quartier étant en construction, derrière notre bâtiment, c'était des champs et des bois.
Curieusement, je me rends compte que les jeux des enfants de la génération de Barjavel étaient les mêmes que ceux de ma génération.
Jeux d'extérieur, presque toujours.
Nos mères ne craignaient pas que nous attrapions froid, ou que nous nous égarions.
Elles n'hésitaient pas, pour nous faire rentrer, à se mettre à la fenêtre, criant les prénoms de leurs bambins, signalant ainsi l'heure du repas.
Nous avions le droit d'avoir les mains sales et les genoux couronnés, sans que cela engendre de drame.
Revenir en pleurant parce qu'on était tombé dans les orties ne provoquait rien d'autre que l'application rapide d'une compresse de vinaigre.
Autre souvenir, levé par ma lecture, le pain.
Nous achetons aujourd'hui des baguettes.
Quand j'étais petite, ma mère achetait des" pains de 2".
Je crois que cela signifie "pain de 2 livres" autrement dit pain d'un kilo. Or j'ai la certitude qu'il s'agissait en fait de ce qu'on appelle ici des "parisiens". Longs, pratiques pour y trancher des tartines.
Ma grande soeur aurait préféré qu'à chaque goûter il y eût de la "ficelle", ces baguettes toute menues, presque sans mie.
Je pourrais ainsi prendre chaque souvenir de Barjavel et le comparer aux miens.
Certes il existe de grandes différences.
Il était dans le Sud, j'habitais le grand Ouest...
C'était un garçon et moi une fillette...
Pourtant cette lecture a été comme un révélateur.
Ce n'est pas la première fois que quelque chose m'aide à me souvenir, mais je suis encore étonnée que cette lecture, que j'avais rejetée il y a 7 ans, me plaise autant aujourd'hui.
Enfin, et c'est la question essentielle je pense, les souvenirs affluent-ils parce que je vieillis?
Ma grande soeur, qui me lira j'en suis bien sûre, pourra peut-être enrichir encore ces souvenirs du quartier de Valette.
Vieux à deux titres: il a été écrit il y a déjà un bon bout de temps et je l'ai acheté en 2002. Juillet 2002 précisément. (Certes j'ai bonne mémoire, mais pour plein de raisons, je note sur chaque bouquin la date à laquelle je l'achète.)
Il s'agit de La charrette bleue de Barjavel, récit autobiographique de son enfance.
Pourquoi je parle de ce livre?
Parce que j'ai été étonnée et je vais te dire pourquoi.
Je le répète, je l'ai acheté en 2002. Or, d'habitude, quand j'achète un livre, je le lis aussitôt.
En revanche, si je m'ennuie dans ma lecture, je laisse tomber. (J'applique ainsi un des 10 commandements du lecteur selon Pennac).
Justement, je me suis ennuyée dans une première lecture, au point d'abandonner avant la vingtième page!
Dimanche, le temps se montrant exceptionnellement gris et frais, je suis descendue au bureau chercher de quoi remplir cet après-midi qui promettait d'être vide.
J'ai remonté 2 ouvrages, dont la charrette bleue. (Prévoyant ainsi de passer à l'autre titre si je m'ennuyais à nouveau).
Bonne surprise!
Non seulement je ne me suis pas ennuyée une seconde, mais au contraire, je l'ai dévoré d'une traite.
Et, c'est là que je veux en venir: bien que Barjavel et moi ne soyons pas de la même génération (Hé, ho! Faut pas exagérer! Vieille, certes, mais pas à ce point!), certains souvenirs évoqués par l'auteur, m'ont renvoyée à mes propres souvenirs.
Ainsi son plaisir à baguenauder dans la campagne pour y découvrir des oiseaux au nid, des champignons qu'il rapporte à sa mère ou des ruisseaux cachés dans les herbes, m'a rappelé comme j'aimais, petite fille, me promener avec les mêmes buts.
Nous habitions une vieille bâtisse en ville. Si vieille qu'elle fut déclarée insalubre et que nous fûmes relogés dans un bâtiment aussi neuf que le quartier qui l'entourait.
Notre première salle de bains!
Un couloir crépi en blanc sur lequel, je crois, ma grande soeur s'est égratignée le bras.
Nous accédions alors à la modernité!
Mais, le quartier étant en construction, derrière notre bâtiment, c'était des champs et des bois.
Curieusement, je me rends compte que les jeux des enfants de la génération de Barjavel étaient les mêmes que ceux de ma génération.
Jeux d'extérieur, presque toujours.
Nos mères ne craignaient pas que nous attrapions froid, ou que nous nous égarions.
Elles n'hésitaient pas, pour nous faire rentrer, à se mettre à la fenêtre, criant les prénoms de leurs bambins, signalant ainsi l'heure du repas.
Nous avions le droit d'avoir les mains sales et les genoux couronnés, sans que cela engendre de drame.
Revenir en pleurant parce qu'on était tombé dans les orties ne provoquait rien d'autre que l'application rapide d'une compresse de vinaigre.
Autre souvenir, levé par ma lecture, le pain.
Nous achetons aujourd'hui des baguettes.
Quand j'étais petite, ma mère achetait des" pains de 2".
Je crois que cela signifie "pain de 2 livres" autrement dit pain d'un kilo. Or j'ai la certitude qu'il s'agissait en fait de ce qu'on appelle ici des "parisiens". Longs, pratiques pour y trancher des tartines.
Ma grande soeur aurait préféré qu'à chaque goûter il y eût de la "ficelle", ces baguettes toute menues, presque sans mie.
Je pourrais ainsi prendre chaque souvenir de Barjavel et le comparer aux miens.
Certes il existe de grandes différences.
Il était dans le Sud, j'habitais le grand Ouest...
C'était un garçon et moi une fillette...
Pourtant cette lecture a été comme un révélateur.
Ce n'est pas la première fois que quelque chose m'aide à me souvenir, mais je suis encore étonnée que cette lecture, que j'avais rejetée il y a 7 ans, me plaise autant aujourd'hui.
Enfin, et c'est la question essentielle je pense, les souvenirs affluent-ils parce que je vieillis?
Ma grande soeur, qui me lira j'en suis bien sûre, pourra peut-être enrichir encore ces souvenirs du quartier de Valette.
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